…le chant du cygne

Ce 17e recueil de Diane Descôteaux se compose de chapitres consacrés aux quatre saisons comme les titres japonais où la priorité est donnée à la nature et ses renouvellements. Il s’agit du vécu au Québec, un pays qui connaît les cycles saisonniers. Cependant … le chant du cygne commence avec l’automne alors que le Japon ouvre ses recueils avec le printemps.

La nouveauté vient d’un coup d’œil identitaire où l’auteure dévoile son ascendance crie. Les titres des chapitres sont empruntés aux Abénakis.

L’automne se dit Érable rouge, MKWISEN8MOZI: une feuille d’érable minuscule est dessinée sur chaque page de la saison des couleurs.

laisser tout derrière
l’hydravionque taïga
sauvage et rivières

L’hiver se dit : Neige blanche, W8BIWAZ8LI : et chaque page reçoit un flocon de neige.

l’heure où tout est gris
où la blancheur de la neige
retarde la nuit

Le printemps se dit : Pêche de nuit, TBOKWI [sic] et un petit poisson saute dans chaque page.

cerisiers en fleurs –
son dos disparaît sous l’encre
rose du tatoueur

Illustré par des épis, l’été se dit : Champ de maïs, SKAMONIKIK8N.

Treize de ces poèmes ont été reconnus par les différentes instances du haïku à travers le monde : Sénégal, Europoésie, Mainichi, etc. et sont mentionnés à la fin du recueil – un recueil à l’image des régions du Québec et de l’Amérique du Nord.

recension par Micheline Beaudry
février 2021

***


  1.  Le 8 a un son nasal qui se prononce entre le on et le an en français.
  2. TBOKWI8MAW8GAN. Une malheureuse coquille a vu le mot coupé en deux.
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Diane Descôteaux

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